12.06.19

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Smart mobility : la data améliore le déplacement urbain

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Article publié par Arnaud Soetermans, Ingénieur Projets Data chez Keyrus

Smart mobility et data

Elle est loin l’époque où la mobilité urbaine était uniquement cantonnée à des déplacements individuels à pied, en bus ou en voiture, et où l'horaire papier était l’aide la plus moderne qu’il existait pour prévoir un trajet.

Ces dernières années ont vu se développer de très nombreuses "nouvelles" solutions de transport qui découlent directement de plusieurs facteurs :

  • Une congestion toujours plus grande des centres-villes (on en parlait déjà même en 2011 (!), et ça n’a fait que s’aggraver depuis lors) ;
  • Une prise de conscience écologique qui voit naître ce qu’on appelle la "mobilité douce" ou "écomobilité";
  • Un virage de la possession d’un moyen de transport vers l’utilisation d’un moyen de transport (expliqué ici ou encore ici) ;
  • Une diminution du nombre de détenteurs du permis de conduire parmi la génération Y et Z, plus particulièrement dans les grandes agglomérations comme expliqué dans cet article.

Parmi ces nouveaux moyens de mobilité, nous pouvons citer :

  • Les véhicules en autopartage qui sont soit proposés par une entreprise comme Totem à Marseille ou Cityz par exemple, soit entre particuliers via une plate-forme comme drivy ;
  • Les cartes de transport public tout compris (train, tram, métro, bus, car, etc.) : le Pass Intégral de la Métropole Marseille-Aix est un très bon exemple (j’ai moi-même un abonnement et je suis un féru usager) ;
  • Les trottinettes en autopartage fournies par de nombreux acteurs dont Lime qui est le plus connu dans nos régions ;
  • Les VTC (Voiture de Transport avec Chauffeur) réservables via une application smartphone comme Uber, Kapten (anciennement Chauffeur Privé) ou encore Bolt (anciennement Taxify ou Txfy, qui fournit aussi des trotinettes) pour ne citer que les plus gros ;
  • Les vélos en libre-service, avec par exemple levélo à Marseille qui est aussi compris dans le Pass Intégral ou Vélib’ en Île-de-France;
  • Le covoiturage avec la licorne française, porte-étendard mondial : BlaBlaCar.

Bon, d’accord, j’ai énuméré beaucoup d’exemples de services de mobilité, ainsi que les raisons de leurs développements. Mais que vient faire la fameuse data dans cette histoire ? Il s’avère que c’est justement l’exploitation des données de ces services (et surtout leurs maillages) qui permet une vraie plus-value pour les usagers :

  • Une plate-forme comme Google Maps ou Citymapper utilise des sources de données différentes (grâce à des API) pour proposer aux utilisateurs plusieurs itinéraires, combinant plusieurs moyens de locomotion, entre un point A et un point B. Une évolution récente est le partenariat entre Lime et Google qui suggère maintenant les trottinettes à proximité avec leur autonomie (un vrai Win-Win-Win pour Lime, Google et les utilisateurs) ;
  • Waze (mais également Google Maps car ils appartiennent tous deux à la même société mère, Alphabet) permet de planifier un trajet dans le futur en tenant compte de la circulation attendue à ce créneau horaire (#BigData, #MachineLearning, #AI, que ferions-nous sans vous ?).

Vous comprenez donc l’idée ? La démocratisation de l’open data est une vraie bénédiction pour la mobilité des zones urbaines (mais pas que) dans la mesure où de nombreux services voient le jour grâce à la créativité d’acteurs tiers qui cherchent à valoriser ces données en les intégrant dans des projets innovants. En Belgique c’est par exemple NextRide qui a proposé avant même le TEC (Transport En Commun) une application moderne pour accéder aux horaires et aux perturbations des bus en région wallonne.

Cependant, la route est encore longue (vous m’excuserez ce calembour) avant de pouvoir arriver à une situation idyllique où tout serait interconnecté afin de proposer une multimodalité 100% transparente, accessible à tout le monde, partout, et à n’importe quel moment !

Étant moi-même un "citadin multimodal" de la métropole Marseille-Aix, je peux présenter deux cas très concrets où le bât blesse encore :

  • Le Réseau Cartreize (que j’utilise quotidiennement pour aller à l’agence de Keyrus Aix-en-Provence, en complément du métro via le réseau RTM) n’est malheureusement pas intégré dans Google Maps. Il s’avère que je dois dès lors consulter deux sources d’informations pour planifier un itinéraire ;
  • La non anticipation de forte affluence dans certaines zones (près des plages le week-end, où autour du Vélodrome, stade de foot de l’Olympique de Marseille, les jours de match) où les stations de vélos partagés sont souvent complètes. Cette problématique empêche ainsi d’y déposer son vélo, et donc de finir sa réservation à l’endroit souhaité.

Si cette thématique en pleine effervescence vous passionne aussi, vous trouverez ci-dessous quelques articles traitant du sujet :